
Les engins de guerre de Malestroit
En ce matin de janvier de l’an de grâce 1343, Le jeune Renaud, très excité, s’était levé avant le jour, sans attendre que sa mère Perrine ranime la vaste cheminée.
Pour une fois, abandonner le grand lit familial et l’épaisse couette de plume d’oie pour affronter la froidure ne lui coûtait pas. Il se vestit* prestement. De bonnes braies* en laine, lacées aux chevilles sur des chausses* de cuir à semelle de bois qui isolaient si bien de la morsure de la neige, une chemise de lin, si douce à la peau et une épaisse pelisse en peau de lapin.